En tant que grand maître du cercle de droit pour cette année 2010-2011, c’est à moi qu’il incombe la tâche délicate de vous instruire sur la calotte. Je pourrais vous en parler pendant des heures mais je vais tenter d’être à la fois concis et complet!
Commençons par le commencement : une question qui intéressera sans doute certain d’entre vous, comment obtenir une calotte ? A la différence de la penne que l’on acquiert au terme du baptême, par exemple, la calotte, elle, requiert une démarche positive de la part de celui qui désire l’obtenir. La tradition louvaniste veut que l’on ne puisse demander pour passer une calotte qu’après avoir achevé au minimum une année académique (qu’elle soit réussie ou non). Ceci fait, la personne qui désire obtenir une calotte, l’impétrant, en fait la demande au grand maître du cercle ou de la régionale auquel il décide de se rattacher et se choisit un ou plusieurs parrains qui le guideront dans son cheminement vers l’obtention de la calotte. Le grand maitre organise alors une corona. La corona est la cérémonie bibitive officielle à l’occasion de laquelle l’impétrant devra démontrer sa connaissance d’un certain nombre de chants, de formules latines, de sa capacité à composer des guindailles, à lire une calotte et sa connaissance de l’historique de la calotte. Enfin, il devra répondre à deux question essentielles (en ce qui nous concerne : pourquoi désires-tu porter une calotte ? Et pourquoi désires-tu obtenir la calotte du cercle de droit ?) qui feront état de sa motivation à arborer la calotte. Au terme de la corona, le grand-maître, ses deux censeurs et les autres camarades calottés présents procèdent à un vote pour décider si l’impétrant est apte et digne de porter la calotte du cercle de droit !
Voici donc comment on peut acquérir une calotte. Mais reste une question essentielle qu’est-ce qu’une calotte ? C’est ici qu’il va falloir faire un exercice de synthèse particulièrement ardu, car il y a vraiment beaucoup à dire ! Pour ceux qui sont donc vraiment intéressés par le sujet, je vous conseille de vous référer au bitu magnifique ou mieux, d’aller directement poser la question à un calotin qui se fera sans aucun doute un grand plaisir de vous compter l’histoire de sa calotte.
La calotte est avant tout un symbole fort lié à la guindaille et au folklore estudiantin. Elle est porteuse de tout une série de représentations historiques et de valeurs, dont les principales sont la tolérance, le respect des traditions et du folklore, l’ouverture et la camaraderie. On peut aussi dire que, historiquement, la calotte est l’apanage des étudiants belges, francophones, universitaires et catholique, bien que aujourd’hui, le port de ce couvre chef soit ouvert à de nombreuses autre catégories d’étudiants, comme ceux issus de certaines hautes-écoles par exemple. Cette histoire, ces valeurs et ces représentations sont le dénominateur commun qui relie toutes les calottes et tous les calotins entre eux. Mais au-delà de ça, la calotte est également une sorte de « carte d’identité de guindaille » de l’étudiant. En effet, pour qui sait la lire, la calotte peut révéler de nombreuses informations sur celui qui la porte, comme ses études, son parcours académique complet, les postes qu’il a occupé dans des comités de cercles ou de régionales et divers traits de sa personnalité révélé par les insignes offerts par d’autres camarades calotins.
En bref, la calotte c’est donc à la fois un moyen de montrer son attachement à diverses valeurs, à une histoire, à un folklore, mais aussi son appartenance à ce vaste groupe que forme les calotins, à un cercle ou une régionale et enfin une preuve de son amour pour la guindaille et pour une guindaille respectueuse et fraternelle. (snif)
J’espère avoir au moins pu susciter votre intérêt pour cette culture complexe et changeante qui entoure la calotte et j’espère vous voir un jour au cercle de droit pour pousser le débat plus loin !
Bien à vous
Corentin Van Roy, Grand-Maître du cercle de droit.
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